Evry, préfecture de l’Essonne

 

Partant de quatre villages, la ville Nouvelle d’Evry est née en 1965. Aujourd’hui, avec quelque 70 000 habitants et 35 000 emplois, avec ses grands parcs, son lac, son canal la Seine, avec ses grandes écoles et ses entreprises de pointe, ses sportifs et ses artistes, elle s’affirme comme une réussite, digne du chef-lieu du département de plus « haute technologie » de France où il fait bon vivre.

Au environ de 32 000 habitants dans la commune d’Evry proprement dite. 2 000 ha dont 30 ha d’espaces verts. Cette commune de l’Ile de France ne fait pas partie de la métropople du Grand Paris.

Evry est certes une ville « nouvelle », mais elle s’est développée autour de l’ancienne commune d’Evry-Petit-Bourg. Les premiers titres qui en parlent sont du XIe siècle et l’appellent Aivreum. Ce pays est situé sur un coteau qui regarde l’Orient et au pied duquel coule la Seine. 

En 1482, il y avait à Evry un lieu appelé la Petite-Montagne et le Bois-Labbé. En 1580, Pierre de Longueil, Conseiller au Parlement était seigneur en partie de cette localité et de Gaschoin de Bout-le-Grand et de Bout-le-Petit. La terre ayant été aliénée à André Courtin, l’archevêque de Paris y rentra après la mort de ce dernier, puis la changea contre une maison de Bourglabbé, appartenant au Sieur Gallant, Secrétaire du Conseil d’Etat, par acte du 29 août 1639. 

La veuve du Sieur Gallant, Angélique de Camus, vendit cette terre à Louis de la Rivière, Abbé de Saint-Benoît, qui en fit foi et hommage à l’Archevêque de Paris le 31 janvier 1646. 

En 1695, cette seigneurie fut acquise par Athénaïs de Rochechouart, marquise de Montespan, et par succession à Louis-Antoine de Pardaillan de Gondrin, duc d’Antin, son fils, et à Mme Pecoil, mère de la duchesse de Brissac, qui y fit bâtir un château, le château de Petit-Bourg. 

La commune d’Evry était donc alors faite entre autre de ces deux lieux distincts, Grand-Bourg et Petit-Bourg. Primitivement Grand-Bout est une altération du mot Gaulbout, composé de deux mots des celtes ou des germains, lesquels auraient signifié Bois profond ou bois élevé. Ce lieu au reste était un fief considérable ayant appartenu pour les deux tiers à M. Petit de Villonière, conseiller à la seconde chambres des enquêtes, et pour l’autre tiers à M. Blanche Barbe, grand maître des eaux et forêts du Berry. 

De Petit-Bout, par corruption PetitBourg, on dit qu’il se nommait autrefois le château de Sennement. Le duc d’Antin y recevait souvent le roi Louis XIV et Mme de Maintenon qui avait remplacé Mme de Montespan, et il se montrait à leur égard un courtisan assidu. La chronique « L’Oeil de Beuf » raconte un épisode significatif de l’allégeance du duc. Pourvu de la Première charge des Bâtiments et Jardins de la Couronne, il accompagne le roi dans tous ses voyages, toujours prêt à référer aux moindres désirs que manifeste Sa Majesté, soit pour des additions, soit pour des changements ou des suppressions. Or, Louis XIV, à l’une de ses promenades, au château de Petit-Bourg, avait exprimé le regret qu’une partie de la forêt dérobât un point de vue fort agréable, qu’il eût pu, sans cet obstacle, embrasser de ses appartements. L’attentif d’Antin se trouvait là quand il parlait ainsi et prit bonne note de ce que le roi avait dit. Faire abattre le massif pendant l’absence du maître… fi ! – moyen vulgaire ! Cela n’aurait pas produit assez d’effet et ce témoignage de zèle eût passé inaperçu. D’Antin s’arrêta à quelque chose de plus éclatant, de plus théâtral. Bien fixé sur la date à laquelle Louis XIV doit revenir à Petit-Bourg, l’ingénieux courtisan fait scier tous les arbres, près de la racine, de manière à ce qu’ils ne tinssent presque plus : une corde est attachée à chaque arbre et plus de 120 hommes, les extrémités de ces cordes à la main, sont prêts à exécuter le coup de théâtre médité par d’Antin. Sous un prétexte en l’air, il amène le roi et toute la cour à une petite distance du bois, ne doutant pas que sa Majesté ne répétât ce qu’elle avait dit du rideau de verdure importun. – Que ce bois me déplait, dit le roi en se tournant vers les princesses. – Eh bien ! Sire, s’écria d’Antin enchanté, Votre Majesté n’a qu’a vouloir et ces arbres disparaîtront. – S’il ne tient qu’à cela, reprit le Monarque, je voudrais que ce fût fait sur l’heure. – Vous serez obéi, Sire, réplique d’Antin rayonnant de joie et, à son coup de sifflet d’opéra, il fit tomber la forêt tout entière. – Ah ! Sire, s’écria la duchesse de Bourgogne, ne demandez jamais nos têtes à M. d’Antin, il serait capable de les faire tomber tout aussi vite à vos pieds. Et ce ne fut qu’une des trouvailles du duc. Le château ayant été augmenté encore et embelli par la suite, le roi Louis XV et la reine y ont logé dans les voyages qu’ils ont faits à Fontainebleau et quand le roi chassait dans la forêt de Sénart. Louis XVI visita à son tour le château devenu la propriété du marquis de Doyanne, colonel du Régiment de Carabiniers. Le château passa ensuite à la duchesse de Bourbon et de celle-ci à la présidente Chauvelin qui, le trouvant trop spacieux, le fit démolir en 1780-1781 et reconstruire à neuf, avec un jardin anglais. Lorsque le chemin de fer fut construit, il passa devant la pelouse du château. Dépité, son propriétaire d’alors, le marquis de Las Marismas, le vendit. Deux autres châteaux faisaient partie du fief seigneurial. Le château de Mousseau, et le château des Tourelles, anciennement de la Folie-Barbot. (d’après Henri Vassou, instituteur à Evry en 1899)

 

ENVIRONNEMENT CULTUREL

 

Largement favorisée par l’impulsion que lui donnent les élus locaux, la vie culturelle est riche d’initiatives originales. La ville a su trouver son équilibre entre des pratiques associatives novatrices et la mise en place de manifestations d’envergure. Les équipements culturels sont à l’image de cette richesse : onze maisons de quartier, deux conservatoires municipaux… mais aussi des structures centrales de haut niveau Bibliothèque-médiathèque, Ecole Nationale de Musique et de Danse, Centre d’Action Culturelle du Théâtre de l’Agora. Ce dernier assure un rôle prédominant en matière de création chorégraphique et de diffusion culturelle. Il gère aussi une galerie de prêts d’euvre d’art, phénomène encore exceptionnel puisqu’il n’en existe qu’une dizaine en France. L’aire libre, géré par le S.A.N., est un lieu qui accueille régulièrement de prestigieuses expositions : Africa, La Traversée du Pacifique ; des coproductions avec le musée Pompidou à Paris ou les grands centres d’Arts Plastiques régionaux sont aussi proposées au public : l’Abstraction Lyrique (avec le Musée d’Angers), Site et Sable (avec le Centre Pompidou)… Les centres départementaux d’activités culturelles comme l’ADIAM, l’ACDE, la Bibliothèque Centrale de Prêts ont tout naturellement choisi de s’implanter dans cette ville. Le milieu scolaire est l’un des premiers bénéficiaires de ce contexte exceptionnellement vivant, il constitue en effet une priorité d’action des responsables locaux. 

 

PROMENADES

 

La ville a entièrement été conçue pour le grand plaisir des piétons qui peuvent tranquillement se déplacer sur des circuits argrémentés de terrasses et de jardins, tandis que les automobilistes empruntent d’autres zones de circulation, A 25 kilomètres de la capitale, l’agglomération nouvelle d’Evry compte de nombreux espaces verts. Avec 7 grands parcs, le parc des loges, le parc des Coquibus, le lac de Courcouronnes, les bords de Seine, le parc HenriFabre, le parc de Saint-Eutrope et le parc des Folies, elle possède 180 hectares de verdure. Priorité d’aménagement pour le bien-être des habitants, la qualité de l’environnement est également une caractéristique particulière de nos sites d’accueil industriels.

 

ÉQUIPEMENTS SPORTIFS

 

L’agglomération nouvelle d’Evry abrite de nombreux clubs où se développent, à côté des sports déjà très répandus comme le football ou la natation, des pratiques originales : trampoline, yoga, hockey sur glace, « bébés nageurs », aviron, mini racing team… Les servives sportifs des quatre communes proposent aux habitants, adultes ou enfants, des pratiques très diverses, adaptées à leurs goûts, leur âge, et leur disponibilité. A Evry, par exemple, les enfants de 3 à 6 ans bénéficient d’une école maternelle des sports où l’on pratique un éveil psychomoteur, et la base des différentes disciplines. Il existe 13 associations sportives, dont l’une, le SCA 2000, regroupe plus de 30 sections différentes. Parmi les clubs, certains comme le football, le pati- nage artistique et la G.R.S. obtiennent de très bons résultats en compétition, y compris à l’échelon international. L’agglomération est d’ailleurs un lieu d’accueil des grandes compétitions : hippisme, basketball, mais aussi… boomerang Les équipements – trois piscines, une patinoire, de nombreux gymnases et ter- rains de sports — facilitent l’accès de tous à la pratique sportive. Le centre médico- sportif, géré par le S.A.N., développe une politique de prévention, et assure le suivi médical adapté.

 

La pratique de haut niveau est encouragée de manière très concrète notamment au sein des deux centres de perfectionnement du Syndicat d’Agglomération Nouvelle : patinage artistique et gymnastique rythmique et sportive ; ce dernier est un centre régional où l’on forme les futures championnes de l’équipe de France. Parmi les sports qui trouvent un écho de plus en plus favorable, signalons les échecs ; le club de Courcouronnes organise tous les ans des tournois auxquels participent de grands maîtres internationaux, et tout récemment Gary Kasparov, champion du monde, a disputé une simultanée aux Arènes d’Evry. 

 

ASPECT ECONOMIQUE

 

Evry Ville Nouvelle regroupe quatre communes. Evry, Courcouronnes, Lisses et Bondoufle, et compte 65 000 habitants. La ville, devenue Préfecture de l’Essonne en 1971, concentre aujourd’hui tous les services et administrations liés à son rôle de chef-lieu : la préfecture, le tribunal, le siège du Conseil Général. Devenue aussi le premier pôle d’emplois (37 000 emplois) de l’Essonne, Evry est bien à l’image du département, jeune et dynamique. Elle bénéficie d’une infrastructure commerciale de services et de loisirs répondant à la demande des habitants et des entreprises. Les résultats en matière de développement économique n’auraient pas pu être atteints sans une stratégie menée dans le domaine de la formation, de la recherche et de l’implantation d’entreprises. Implantation particulièrement suivie par l’EPEVRY dont la direction du service économique met ses compétences au service des entreprises. Enseignement supérieur, enseignement technique, formation pour adultes, ont été aussi développés à Evry, tenant compte des besoins des sociétés dont une grande partie est spécialisée dans le secteur de l’informatique et de l’électronique. La dimension innovante est présente partout. La création d’entreprises, soutenue notamment par le Centre d’Entreprises et d’Innovation, la pépinière d’entreprises, créée en 1978, est un lieu complet d’accueil des créateurs d’où sont sorties plus d’une centaine d’entreprises. AVEC EVRY, l’agence de valorisation économique, établit pour sa part des relations permanentes avec les entreprises afin de favoriser leur développement sur place. Avec des entreprises de renom telles Arianespace, Digital, IBM, le groupe Accor, la banque Sofinco, Belin et bien d’autres, Evry s’affirme comme un des grands pôles de développement du Sud parisien. Résultat de ce dynamisme, un taux de croissance annuel de l’ordre de 6 % en matière d’emploi, largement supérieur à la moyenne nationale. Vingt ans après sa création, elle est devenue une ville à part entière, qui a déjà son histoire et dont le centre se renforce progressivement. Le quartier Monseigneur-Roméro, qui abrite déjà l’Ecole Nationale de Musique et de Danse de l’Institut Universitaire de Technologie, accueille plusieurs autres grands édifices tout aussi symboliques du rôle de l’Agglomération : la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Essonne, un centre d’affaire intégrant un grand hôtel, le futur Hôtel de Ville. C’est aussi dans ce quartier, événement unique, que sera édifiée une cathédrale, la première depuis deux siècles sur près de 35 m de hauteur. Le Ministère de la Culture est partie prenante. Une souscription nationale sera certainement lancée pour financer une partie des travaux.

 

MOYENS D’ACCÈS

 

Evry bénéficie d’une situation remarquable en matière de lampe Au carrefour de deux axes routiers majeurs tant au niveau national que régional. L’autoroute A6 d’une part, la Francilienne, rocades des villes nouvelles d’autre part. La RN7, autre axe important, relie Evry à l’aéroport d’Orly. Le réseau d’autobus, la TICE (transports intercommunaux, Centre Essonne) relie au cour de l’Essonne 16 communes desservies par 8 lignes. En ville nouvelle les autobus bénéficient de voies réservées (en « Site Propre ») indépendantes de la circulation automobile, un réseau unique en Ile de France. L’implantation d’une hélistation sur le parc du Bois Briard permet notamment aux chefs d’entreprises de la ville nouvelle de se rendre à l’aéroport de Roissy en 20 minutes. La desserte ferrée met la gare de Lyon à 20 minutes d’Evry. La ville nouvelle étant desservie par quatre gares.

 

L’hippodrome d’Evry  

Il aura fallu une expropriation pour que naisse l’hippodrome d’Evry. En 1965, les pouvoirs publics décident la création d’un grand centre sportif à l’est de la capitale. Le vieil hippodrome de Tremblay meurt à l’aube de sa soixantième année. 

La société de Sport de France, née en 1982, qui avait fait construire cet hippodrome se met alors en quête d’un nouveau site. Son choix, se porte sur un terrain de 100 hectares sur le territoire des communes de Ris-Orangis et de Bondoufle, près d’Evry. Nous sommes en 1969. La construction proprement dîtes s’étalera sur deux ans, de 1970 à 1972, avec pour objectif la réalisation d’un hippodrome alliant esthétique et fonctionnalité. L’hippodrome d’Evry est un écrin de verdure et de fleurs. Ses performances techniques en font l’égal de ses frères ainés. Longchamp ou Saint-Cloud.

 

Il a fallu drainer complètement les 23 hectares de pistes de galop, mettre en place une couche drainante, et confectionner une terre végétale spéciale. Situées au coeur d’un îlot de verdure entouré d’arbres et de fleurs, les écuries reçoivent jusqu’à 155 chevaux. Les tribunes, construites dans un double souci d’esthétique champêtre et de confort du public, peuvent asseoir 3 500 personnes. Tous les mordus du cheval peuvent venir assouvir leur passion au rythme de 260 épreuves dans l’année, sur 36 journées. 

 

Mais en dehors des journées de courses, l’hippodrome d’Evry ne veut pas qu’on oublie toutes ses possibilités de loisirs. Une visite guidée orientée vers l’horticulture et les zones forestières, ou vers les installations techniques vous est proposée tout au long de l’année.

 

Eventuellement, en apportant votre matériel, vous pourrez pratiquer le balltrap, le tir-à-l’arc, ou le patin à roulettes. Et si le cour vous en dit, vous pourrez également renouer avec les odeurs surannées du charbon qui se consume dans le four de la locomotive du petit train à vapeur qui vous emmène à l’ombre des arbres du bois de Saint-Europe.

 

Et si les responsables d’entreprises cherchent un endroit idéal pour organiser un de ces séminaires où la gastronomie et la détente côtoient les heures de labeur acharné, n’hésitez pas à leur rappeler que l’hippodrome d’Evry possède un complexe de salles d’une capacité allant de 80 à 1 000 personnes à la belle saison. Un circuit intérieur de télévision contribue à un bon déroulement de ce genre de manifestation. Comble du raffinement, vous pourrez inviter quelques amis, jusqu’à douze mille… en louant tout ou partie de l’hippodrome.

 

Le tout à 25 minutes de Paris, par l’autoroute du Sud, ou par le train au départ de la gare de Lyon. En outre, l’accès – l’hippodrome est fléché dans un rayon de cinq kilomètres, et les parcs de stationnement permettent de recevoir plus de 3 000 voitures et 80 cars. L’hippodrome d’Evry se veut un grand espace cheval, mais aussi un lieu de loisirs et de rassemblements de tous ordres. Pensez-y !…