L’Essonne, un département ni tout à fait urbain, ni tout à fait rural

Le département de l’Essonne est né du remodelage de l’Ile-de-France institué par la loi du 10 juillet 1964. C’était redonner une existence légale à cette terrer dont les Mérovingiens, à l’aube de notre Histoire, avaient fait leur domaine favori autour de Palaiseau. Ces quinzes siècles, alliés à un harmonieux équilibre entre zone urbanisées et zone à vocation agricole que la ceinture verte devrait renforcer, ont fait de l’Essonne un département dont la vocation touristique n’est pas un vain mot.

Un département touristique chargé d’histoire

L’Essonne, avec ses vieux villages aux murs chargés d’histoire, de l’antique Vauhallan fondé par Childebert, fils de Clovis et de Sainte Clotilde aux émouvantes « fabriques » de Méréville aujourd’hui réédifiées à Jeurre ; l’Essonne, qui de l’église de Saint Sulpice de Favières, temple de la gloire de Dieu, à la chapelle des Simples de Milly-la-Forêt, si chère au poète Jean Cocteau, a su vibrer au rythme des passions françaises ; l’Essonne dont le calme des forêts et des bois cohabite avec le bruits du circuit de Montlhéry ou ceux de la Base Régionale de Plein Air de Port aux Cerises – Draveil ; l’Essonne aux berges, protégée de la Bièvre ou encore si sauvages de la Renarde ; l’Essonne toute proche demeure pourtant, trop souvent, pour les Franciliens, un lieu à découvrir.

L’Essonne recouvre en majeure partie le Sud de l’ancien Domaine Royal, organisé ici à l’époque médiévale autour de trois places fortes, Corbeil, Etampes, Dourdan, verrouillant les accès vers Paris. Subsistent encore les ouvrages défensifs de Montlhéry, Marcoussis, le château de Dourdan, la tout Guinnette d’Etampes ou l’étonnant château de Farcheville.

L’architecture religieuse y est également représentée par les multiples constructions paroissiales et l’on ne peut s’empêcher de citer l’éclatante transparence de Saint-Sulpice de Favières q’Henri IV considérait comme « la plus belle église du Royaume ». Le XVIIIe siècle verra la noblesse parisienne ponctuer le paysage rural de vastes propriétés de campagne, Courson, Chamarande, Mesnil-Voisin, Baville, Courances… Le « Siècle des Lumières » laissera enfin quant à lui sa trace : l’extravagante « folie » entreprise par le marquis de Laborde à Méréville.

L’Essonne reste très verte, avec 111 communes rurales sur 196. Le département a néanmoins connu une forte croissance démographique sur ces dernières années. Mais les 2/3 des habitants vivent dans le nord. Le sud, par contre, est une très belle campagne qui présente ainsi un très fort potentiel de croissance comparativement au nord très développé et saturé. 

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